Délinquance routière : l'usurpation de plaques d'immatriculation explose encore en 2013…
2013 : Beaucoup moins de contraventions pour vitesse et défaut de stationnement en 2013. Une baisse de 7% est révélée par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). 23,9 millions ont été délivrées en 2013 contre 25 779 193 en 2012.
En revanche, les délits routiers (défaut de permis, d'assurance…) qui complètent les statistiques sont eux en forte hausse. Avec 579 879 affaires, ils ont progressé de 5%
Les délits liés aux plaques d’immatriculation représentent 5,5 % des délits et sont en progression de 16 %, passant de 27 645 à 32 065 délits. Ces délits ont plus que doublé depuis 2010 (13 574 infractions relevées).
Les « délits de fuite après un accident par conducteur de véhicule terrestre », qui représentent 23,8 % des délits, sont en augmentation de 6,9 % par rapport à 2012, passant de 128 832 à 137 768 délits. En volume des infractions, Il s’agit du second délit le plus constaté après l’alcoolémie.
La circulation d'un véhicule muni d'une plaque portant un numéro d'immatriculation attribué à un autre véhicule est passée de 17 479 en 2012, à 22 119 en 2013 soit une augmentation de 26.5%.
Et dire quand l’ANDEVI a commencé à dénoncer ce fléau, certains osaient dire à l’assemblée nationale (5 079 délits constatés par les forces de l'ordre en 2010) que ce nombre de délits était marginal au regard des 38 millions de voitures en circulation en France.
Ce fléau a été multiplié par 4 en 4 ans… ! Et qu’à fait notre ministère de l’intérieur pour résoudre ce problème ?
Impunité totale :
Seulement 35 délits en 2013 contre 23 en 2012 ont donné lieu à un retrait de 6 points avec le code NATINF 25123.
Le message est clair : « Continuez à rouler avec des plaques usurpées, vous avez de grande chance de ne jamais vous faire sanctionner… »
En effet 1 usurpateur seulement sur 1600, se voit sanctionner par un retrait de points.

